Puisque je vous dis que ce n’est pas moi?

Un obstacle sur la route… de taille… robotique.

Cela n’est pas le premier et probablement pas le dernier sur le parcours de publication d’Anima. Je trouvais important pour moi-même et pour vous de décrire ce qui se passe aujourd’hui.

 

Le 18 février, je reçois un premier mail qui me dit que le relié et le numérique de « Anima, tome 3 : Lien » sont bloqués. Dans le mini-paragraphe, il est mentionné que les commentaires ne sont « pas conformes ». En d’autres mots, ils ne suivent pas les directives Amazon. En gros, j’aurais payé pour un commentaire positif.

Service de presse :

Ceux qui ont fait des services de presse Libraginaire le savent. Il n’y a pas de dates de rendu, nous demandons un commentaire Amazon, libre, honnête, sans préciser nos attentes d’une quelconque manière(ce qui est conforme aux directives de la plateforme). Nous n’offrons rien en échange en dehors dudit service presse. Finalement, rien d’exceptionnel, ni pour un autoédité, ni pour une ME classique.

Liens avec les personnes qui commentent :

Au bout du troisième tome, je dirais que je connais assez bien (virtuellement) les personnes qui aiment ma saga. C’est ce qui me plaît par-dessus tout dans l’autoédition : être proche de mes lecteurs. Donc oui, on retrouve les mêmes personnes qui commentent mon livre et j’ai envie de dire que c’est justement le but.

 

Alors que se passe-t-il ?

 

 

Suite à deux mails ping-pong, ils terminent par : « Nous avons décidé de retirer ce livre car il offre une expérience négative aux utilisateurs »…

Ah bon ? Avec mes 8 commentaires 5 étoiles, ça a l’air d’être très désagréable, en effet ! Dès lors, ça ne peut pas être ça sinon ils auraient retiré le broché également, non ?

Non, non, le broché est toujours disponible et il affiche les 8 commentaires qui semblent poser problème.

Je découvre qu’il faut écrire à Jeff (pas Bezos hein ?!) pour monter dans l’échelle Amazon et avoir une chance d’être lue par un humain. Ce que je fais. Je n’ai pour l’instant pas de réponse concernant mon épineuse problématique…

 

Comment je comprends ce qui se passe ?

 

J’ai lancé une pub Amazon plus tôt dans le mois et elle marchait comme jamais aucune pub n’avait marché jusque-là ! J’étais trop contente et… hop ! Petite balayette !

Parce que Instagram, c’est trop bien pour échanger mais ça devient vite un circuit fermé.

Du coup, j’ai suivi les formations de Jupiter Phaeton et cela fait maintenant 2 ans que je teste. J’avais trouvé le truc. Je ne sais pas ce que j’ai fait, mais ça donnait des résultats. Les pages KENP du tome 3 ont explosé et hop !

 

Je me fais NERF par AMAZON !

Donc, si je résume :

Je paye une pub -> Elle amène des lecteurs -> On me bloque.

La logique ? Aucune !

Je ne peux que faire des suppositions mais les sentiments sont ceux d’impuissance, de colère avec une légère teinte de tristesse.

Je me retrouve ainsi catapultée dans la peau de mon Sorcier qui ne rêve que d’une chose : qu’on lui foute la paix pour qu’il puisse faire ce qu’il aime. Et je dois dire que j’ai ressenti les mêmes envies destructrices que lui.

 

Sur le plan personnel, je suis passée par différentes étapes.

Du mode Caliméro (qui n’a duré objectivement que 2 heures, je n’aime pas les victimes), je suis passée en mode « putain, c’est la merde, comment je vais faire » ? À savoir que la grande majorité de mes ventes sont KDPU !

Ensuite quelque chose de plus profond a émergé… Au milieu de cette peur un peu absurde de voir ma petite route de modeste autrice dévier une nouvelle fois, est apparue une certitude : je n’ai pas besoin d’Amazon pour me définir en tant qu’autrice.

Loin de moi l’idée de cracher dans la soupe, je n’aime pas Amazon et ses valeurs mais je suis super reconnaissante que cette plateforme permette à des auteurs comme moi d’exister. En revanche, cela ne définit pas mon identité d’autrice. Ce petit switch qui s’est fait relativement rapidement (moins de 24 heures) a été salvateur, sinon vous m’auriez retrouvée sous ma petite coquille d’œuf à répéter : « C’est trop injuste ».

Je vous ai parlé de la partie personnelle, de mes hypothèses et de mes ressentis, mais j’aimerais vous parler de quelque chose de plus important pour moi.

LE SENS.

Je rappelle souvent à mes patients que l’on ne cherche pas de sens aux choses ou aux évènements de la vie.

On le donne.

La nuance semble petite mais elle est énorme.

On passe ainsi d’une position de passivité à celle d’acteur. Donner du sens, même si celui-ci devra être affiné après coup, est un acte. Il apporte donc une dynamique positive de mouvement.

Alors, quel sens est-ce que je donne à cet obstacle ?

 

Je pourrais me dire :

Ben la vie est une ç%&/ comme d’habitude, c’est juste un truc de plus.

Je ne vais pas vous mentir, cette phrase est en effet passée dans ma tête. À nouveau, le positionnement est celui de la passivité, donc hop ! on change.

Je devrais peut-être envisager une autre manière de proposer mes livres, BOD ? ULULE ? IMPRIMEUR ?

Je n’ai encore aucune réponse à cette question mais je cherche des informations : active.

 

Quand on y pense, c’est quand même sacrément naïf de dépendre ainsi d’une unique plateforme…

 

Ensuite, en coupant du bois, mon casque sur les oreilles, je me suis étonnée à penser à autre chose.

 

 Le seul tome à avoir été touché est le tome 3 (8 commentaires) alors que le tome 1 (60 commentaires) et le tome 2 (26 commentaires) ne rencontrent aucun problème.

Pourquoi ?

 

C’est peut-être ce qui se passe dans le tome 3 ? Cette partie ne contient aucun spoil donc vous pouvez poursuivre tranquillement votre lecture :

 

LIENS:

 

Titre du livre, qui évoque et dénonce par ce qui s’y passe ce que je vois chaque jour avec parfois de la tristesse, de la colère ou un sombre pessimisme concernant notre avenir en tant qu’êtres humains.

(attention c’est du sarcasme ce qui suis et je m’inclus dans cette perspective, bien évidemment).

 

Le lien avec soi-même, de plus en plus conditionné par l’apparence néfaste d’une to-do list. Tu as fait ton sport de la journée (après tes 8 heures de taff) et préparer tes repas en batch cooking IG bas pour la semaine ? As-tu fait ton drainage lymphatique, bu tes 3 litres d’eau par jour, suivi ta morning routine ?

 

Au milieu de tout ça, as-tu décollé tes gamins des écrans pour faire une sortie avec eux, leur as-tu donné de quoi se nourrir intellectuellement ?

Ah ! Tu as un enfant TDHA, alors est-ce que tu appliques tel processus pour qu’il performe à l’école ? Une nouvelle check-list pour savoir si tu es une bonne mère.

 

 

 

As-tu fait ta marche dans les prés (en ruminant les soucis de la semaine plutôt que d’être réellement en lien avec la nature) ?

Déconnexion en nature mais en réalité emmener ton téléphone partout et ensuite poster sur les réseaux sociaux ? Est-ce que tu fais du tri ?

Est-ce que tu manges bio ? Alors que les grandes entreprises font en sorte de ruiner le petit effort d’économies que tu fais chaque mois pour acheter du local et du bio ?

Nouvelle check-list pour savoir si tu es en lien avec la nature.

 

Nous devenons des machines… à checker combien de fois nous avons été aux toilettes, combien de litres nous avons bus, combien de rapports sexuels nous avons eus, combien de voyages nous avons faits.

Tout est quantifiable.

Et si on regarde du côté des émotions : quand elles sont partagées, elles sont expansives, douloureuses, créant un mal-être ou une curiosité morbide chez celui qui les regarde.

 

Nous sommes dans une ère d’extrêmes polarisants, qui gomment toute nuances du spectre émotionnel, cognitif ou corporel. Le quantifiable devient ainsi la sécurité, remplaçant la sensation. Celle d’être dans les clous. Même si ceux-ci sont dans un extrême, ce n’est pas grave, c’est sécurisant.

 

Liens avec les humains, les animaux, la nature, soi-même…

Le tome 3 évoque cette déconnexion profonde qui ne fait que commencer.

Ce livre dénonce tout ça, de manière bien plus subtile que ce que je viens de faire dans cet article. Et je me retrouve confrontée à quoi ? Des robots déconnectés de toute réflexion.

Tomes 1, 2, 3 : oui, mêmes lecteurs.

Commentaires en hausse : oui, c’est le but d’une pub qui fonctionne.

Si, par inadvertance, j’ai fauté quelque part, il serait préférable de me le dire pour que je puisse y remédier. Encore faudrait-il pour cela quelque chose d’essentiel : un lien !

 

Ma conclusion est que cela n’aurait pas pu arriver à un autre livre que celui-là.

Parce qu’en dehors de toute considération New-Age ou autre, je reste persuadée qu’un livre transporte l’énergie de son auteur mais aussi des thématiques qu’il contient. Finalement, pour cet aspect-là, je suis peut-être contente que le tome 3 ait embêté des machines.

 

En ce qui concerne la publication du tome 3, la solution n’existe pas pour l’instant. Une chose est sûre : je vous tiendrai au courant. Toutefois si l’envie vous prenait de le lire (contactez-moi sur insta ou par le formulaire de contact pour le numérique) ou que vous l’ayez déjà lu, munissez-vous de votre lien de téléchargement pour l’avis vérifié et déposer votre avis honnête sous ce tome.

Juste pour ennuyer la machine en face.

Il paraît que cela peut débloquer le compte…

Un jour, on m’a demandé pourquoi j’écrivais.

J’écris parce que ce monde me fait souffrir et que je dois exprimer ça d’une certaine manière sinon je m’autodétruis.

J’écris car j’ai envie que les enfants et adultes qui liront Anima puissent avoir une sorte de guide de notre monde et se rappeler à quel point ils sont uniques et merveilleux.

La solution viendra d’eux et de leur lien à la nature mais pour cela ils doivent être guidés à ne plus se déconnecter !

 

MARY